À chaque élection présidentielle au Cameroun, la même question revient : pourquoi l’opposition ne parvient-elle jamais à parler d’une seule voix ? En 2025, l’histoire semble se répéter, avec une multitude de candidatures face à Paul Biya, candidat à sa propre succession. Derrière cette incapacité à s’unir, certains y voient surtout une guerre d’ego et des ambitions personnelles.
L’obsession de la visibilité individuelle
Être candidat à la présidentielle n’est pas seulement une affaire de victoire. C’est aussi un moyen de gagner en notoriété, de renforcer sa base électorale et d’installer son parti dans le paysage politique. Beaucoup de leaders préfèrent donc se lancer en solitaire, quitte à sacrifier les chances d’un changement réel.
Des rivalités profondes
Les opposants camerounais n’ont pas seulement du mal à s’entendre sur un programme commun. Ils se méfient aussi les uns des autres. Qui serait le candidat unique ? Sur quels critères ? Cette rivalité explique en partie pourquoi aucune coalition n’a vu le jour, malgré les appels répétés de la société civile et de certains électeurs.
Le prix de la division
Cette multiplication des candidatures profite directement au président sortant. Chaque voix perdue par l’opposition est une voix en moins pour espérer créer la surprise. Pour beaucoup d’observateurs, l’incapacité des opposants à mettre de côté leurs ambitions personnelles pour bâtir un front commun condamne, une fois de plus, leurs chances de victoire.
En choisissant chacun son chemin, les leaders de l’opposition camerounaise semblent répéter les erreurs du passé. L’alternance tant souhaitée par une partie de la population restera difficile à atteindre tant que les ambitions personnelles prendront le pas sur l’intérêt collectif. La présidentielle 2025 pourrait bien confirmer cette logique.



