Cameroun : Décès du Colonel Hamad Kalkaba Malboum, figure tutélaire du sport africain

YAOUNDÉ, 14 mai (BI MEDIA) – Le monde du sport africain est en deuil. Le colonel Hamad Kalkaba Malboum, président de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA) et figure incontournable de l’olympisme, est décédé mercredi 13 mai 2026 à Yaoundé à l’âge de 75 ans, a appris BI MEDIA de sources officielles.

L’officier supérieur de l’armée camerounaise s’est éteint en début d’après-midi dans sa résidence de la capitale. Fidèle aux rites de sa foi, il a été inhumé ce jeudi au cimetière musulman de Soa. Son absence aux Championnats d’Afrique d’athlétisme, qui se sont ouverts mardi dernier à Accra (Ghana), avait déjà suscité une vive inquiétude parmi les délégations internationales.

Une trajectoire entre caserne et pistes de tartan

Né en 1950, Hamad Kalkaba Malboum a mené une existence placée sous le signe de l’exigence et de la polyvalence. Avant de devenir un bâtisseur d’institutions, il fut un athlète de premier plan dans les années 1970, s’illustrant sur les pistes de sprint, au saut en longueur et au sein des relais nationaux.

Parallèlement à sa carrière sportive, il gravit les échelons au sein des forces de défense camerounaises jusqu’au grade de colonel. Son leadership s’est d’abord affirmé au ministère de la Défense, où il dirigea l’Organisation du sport militaire en Afrique (OSMA), insufflant une rigueur toute martiale à la gestion des compétitions.

Le bâtisseur de l’athlétisme continental

C’est en 1998 qu’il prend une dimension nationale en accédant à la présidence du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC). Son influence franchit les frontières en 2003 lorsqu’il succède au Sénégalais Lamine Diack à la tête de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA).

Sous son égide, l’athlétisme africain a consolidé sa position de premier pourvoyeur de médailles mondiales pour le continent. Réélu pour un sixième mandat en 2023, il avait récemment étendu son influence en prenant la présidence de la Confédération africaine des sports olympiques (CASO).

  • La fuite des talents vers les nations européennes ou les pays du Golfe.
  • Le déséquilibre budgétaire entre le football et les autres disciplines olympiques.
  • Les carences logistiques, comme lors des Championnats d’Afrique d’Asaba en 2018, où il avait promis une plus grande rigueur pour que les événements continentaux s’alignent sur les standards mondiaux.

Outre ses engagements officiels, cet homme de réseaux était également un amateur d’arts, ayant enregistré plusieurs titres musicaux dans sa jeunesse, bien que sa passion pour le sport ait fini par occulter ses velléités artistiques.

Sa disparition laisse un vide immense au sein des instances internationales, à un moment où le sport africain cherche à affirmer davantage son autonomie et son professionnalisme sur la scène mondiale.

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