Yaoundé, 29/04/2026 (BI MEDIA ) — Le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, préside ce mercredi à Yaoundé la 10ème session du Comité national de pilotage des programmes routiers intégrateurs. Cette réunion stratégique marque une étape charnière dans la modernisation des infrastructures nationales, avec l’annonce d’un plan de décaissement de plus de 337 milliards de FCFA pour l’exercice en cours.
Dans l’enceinte du ministère des Travaux Publics, l’heure est à la planification opérationnelle. Le Comité national de pilotage, qui coordonne les projets de facilitation des transports dans la zone CEMAC et le transport multimodal, se réunit pour acter les priorités infrastructurelles de l’année 2026. Cette session s’inscrit dans le cadre du relèvement du réseau routier national, conformément aux orientations définies par le chef de l’État, Paul Biya.
Un investissement massif pour le désenclavement
Pour l’année 2026, l’État du Cameroun prévoit un volume de décaissement estimé à 337 504 382 617 FCFA TTC pour les projets bénéficiant d’un financement conjoint. Cette enveloppe budgétaire est destinée à relancer ou parachever des axes routiers névralgiques pour l’économie et l’intégration régionale.
Parmi les chantiers prioritaires figurent la reconstruction des axes Ngaoundéré-Garoua, Mora-Dabanga-Kousseri (dans le septentrion), ainsi que la route Edéa-Pont de Bivouba-Kribi. Le plan d’action inclut également la construction de la route Ngatt-Fébadi-Likok, l’achèvement de la section Ndu-Nkambe-Misage dans le Nord-Ouest, et la réhabilitation des tronçons Maroua-Moutourwa et Magada-Yagoua.
Un partenariat solide avec les bailleurs internationaux
L’ampleur de ces travaux repose sur une collaboration étroite entre le gouvernement camerounais et ses partenaires techniques et financiers. Depuis 2001, les grandes institutions internationales — notamment la Banque mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Union européenne, l’Agence Française de Développement (AFD) et la JICA — ont mobilisé un volume global de financement s’élevant à 2 076 milliards de FCFA.
Ce soutien pérenne a déjà permis la livraison de plusieurs infrastructures majeures, telles que les axes Sangmelima-Mintom, Babadjou-Bamenda ou encore Maroua-Mora. La session de ce 29 avril vise précisément à renforcer la synergie entre les maîtres d’ouvrage et ces bailleurs de fonds pour garantir une exécution fluide des budgets alloués.
Vers une approche multimodale
Au-delà du simple bitumage, le Comité national de pilotage adopte une vision intégrée. En réunissant les départements des Travaux Publics, des Transports, de l’Économie et de l’Aménagement du territoire, les autorités camerounaises entendent développer un système de transport multimodal. L’objectif final est de réduire les coûts de transit dans la sous-région Afrique Centrale et de doper la compétitivité de l’économie camerounaise à travers des infrastructures routières et aéroportuaires de qualité.
Les conclusions de ces assises devraient permettre d’établir un calendrier précis des travaux pour le second semestre 2026, avec un accent particulier mis sur la célérité des procédures de décaissement pour éviter tout retard sur le terrain.



