YAOUNDÉ, 2 juin 2026 (BCA) – Le gouvernement camerounais a décidé de repousser la date de clôture du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4) au 31 juillet 2026. Ce report de deux mois s’explique par d’importants dysfonctionnements logistiques et des mouvements de contestation des agents sur le terrain.
Par l’arrêté n°074/CAB/PM du 29 mai 2026, disponible sous la référence « 1000554653.jpg », le Premier ministre Joseph Dion Ngute a acté la prorogation des opérations de dénombrement. Sur le terrain, l’organisation technique s’est heurtée à de sérieuses contraintes de déploiement et de coordination géographique. Le Bureau Central des Recensements et des Études de Population (BUCREP) n’a pas pu garantir une couverture exhaustive du territoire national dans les délais initiaux.
La crise des primes des agents recenseurs
Au-delà des obstacles matériels, le processus a été fortement ralenti par la colère des agents recenseurs. Dans plusieurs localités, les équipes de collecte ont suspendu le travail pour dénoncer des irrégularités administratives et des retards conséquents dans le versement de leurs primes de terrain. Cette crise remet sous les projecteurs la gestion de Bernadette Françoise Mbarga, directrice du BUCREP depuis 2003, dont la longévité suscite de vives critiques quant au management de l’institution.
Ce sursis de deux mois offre une marge de manœuvre à l’administration pour apaiser les tensions sociales et finaliser la collecte. Toutefois, ce glissement de calendrier impose désormais au BUCREP un défi technique majeur : renforcer ses contrôles pour éviter les doublons ou les omissions, et ainsi préserver la crédibilité des statistiques nationales.



