MEXICO – La planète football retient son souffle. Ce jeudi 11 juin 2026, à 20h00 (heure du Cameroun), l’iconique Estadio Azteca de Mexico ouvrira ses portes pour le coup d’envoi officiel de la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Une affiche inaugurale qui revêt un caractère symbolique saisissant : seize ans après le match d’ouverture de l’édition 2010 en Afrique du Sud, le Mexique et les Bafana Bafana se retrouvent pour un « remake » qui promet d’électriser la capitale mexicaine.
Un Estadio Azteca en forteresse
Pour le Mexique, ce retour aux sources se joue sur un terrain qui lui est cher. L’enceinte mythique de l’Azteca, prête à accueillir 87 523 spectateurs, s’apprête à vibrer au rythme d’une sélection locale bien décidée à faire respecter son statut. El Tri, 15e au classement FIFA, affiche une solidité exemplaire sur ses terres : en sept apparitions en phase finale de Coupe du Monde au sein de ce stade, les Mexicains restent invaincus (cinq victoires et deux nuls).
Si la hiérarchie établie par les bookmakers place le Mexique en favori face à une Afrique du Sud pointée au 60e rang mondial, l’histoire des tournois majeurs impose une prudence de mise.
L’Afrique du Sud face à son destin
De son côté, la délégation sud-africaine, conduite par le technicien belge Hugo Broos, arrive sans complexe. « Nous jouons pour notre nation. C’est quelque chose dont nous devons nous souvenir lorsque le match commencera », a déclaré le sélectionneur, insistant sur la discipline tactique nécessaire pour contrer l’effervescence mexicaine.
Le groupe s’appuie sur une ossature stable, largement issue des clubs phares du championnat local, les Mamelodi Sundowns et les Orlando Pirates. Le capitaine Ronwen Williams, auréolé d’un sacre en Ligue des champions de la CAF cette saison, incarne l’expérience d’une équipe qui mise sur un bloc défensif hermétique et une projection rapide en contre-attaque. En pointe, Lyle Foster, fer de lance évoluant en Europe, sera épaulé par la vivacité du jeune Relebohile Mofokeng, dont la créativité pourrait être l’atout surprise des Bafana Bafana.
Le défi de l’altitude et de l’histoire
Au-delà de l’aspect technique, une donnée géographique s’invite aux débats : l’altitude de Mexico, perchée à plus de 2 200 mètres. Si elle est traditionnellement perçue comme un avantage pour les hôtes, elle constitue également un défi physique susceptible d’influer sur le rythme de la rencontre, particulièrement dans le dernier quart d’heure.
En 2010, les deux formations s’étaient quittées sur un score de parité (1-1). Si le Mexique semble posséder les arguments pour s’imposer, l’Afrique du Sud – qui n’a jamais franchi le premier tour en quatre participations – voit dans ce match d’ouverture l’opportunité de marquer les esprits. Les observateurs s’accordent sur un constat : si une victoire sud-africaine constituerait une surprise, une issue nulle reste une probabilité tangible pour cette première confrontation du Groupe A.
Les 104 matchs de ce Mondial 2026, répartis sur les sites du Mexique, des États-Unis et du Canada, débutent ainsi sous le signe de l’histoire et du renouveau.



