Présidentielle 2025 : l’opposition divisée peut-elle vraiment battre Paul Biya ?

La campagne électorale s’est ouverte ce samedi 27 Septembre et les regards se tournent une fois de plus vers l’opposition. Malgré l’enthousiasme affiché par certains candidats, une question centrale se pose : sans candidature unique l’opposition a-t-elle une chance réelle de rivaliser avec Le président sortant Paul Biya?.

Une opposition dispersée
Sur les 12 candidats validés par le Conseil constitutionnel, aucun leader n’est parvenu à fédérer l’opposition autour de son nom. Ce qui pourrait réduire considérablement l’influence de l’opposition face au president sortant.

Les leçons de 2018
En 2018 déjà, Maurice Kamto, Cabral Libii et Joshua Osih s’étaient présentés séparément. Paul Biya avait été réélu sans grande difficulté. Cette fois encore, le scénario semble se répéter. Pourtant, la validation de la candidature de Maurice Kamto aurait pu être une opportunité pour resserrer les rangs de l’opposition derrière une figure consensuelle. Cela n’a pas été le cas.

Une équation quasi impossible
Dans un pays où le parti au pouvoir dispose d’un appareil politique, redoutable, les divergences de l’opposition rendent la bataille presque illusoire. Même les électeurs acquis au changement se montrent sceptiques : « Nous voulons l’alternance, mais nos leaders ne pensent qu’à eux-mêmes », confie un étudiant de Yaoundé.

Alors que la campagne débute à peine, une grande interrogation demeure : comment une opposition morcelée pourrait-elle rivaliser le président sortant dont le pouvoir repose autant sur son expérience politique que une machine électorale puissante? Entre diversité démocratique et fragilité stratégique, la présidentielle 2025 met à nu le dilemme d’une opposition en quête de crédibilité.

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