Yaoundé : Enquête ouverte après des accusations d’agression sexuelle dans une école maternelle

YAOUNDÉ, 28 Mai 2026 (BI MÉDIA) – Une vive polémique agite le quartier d’Odza à Yaoundé à la suite de graves accusations d’agression sexuelle sur une fillette de trois ans, élève au Groupe Scolaire Bilingue (GSB) La Gloire Olympique (également désigné sous le nom d’Olympic Glory School). L’affaire, devenue virale sur les réseaux sociaux depuis lundi soir, oppose fermement la famille de la victime présumée à la direction de l’établissement scolaire, alors qu’une enquête officielle a été ouverte par les autorités judiciaires.

Les faits et les versions en présence

Selon les publications diffusées par plusieurs lanceurs d’alerte et plateformes d’information en ligne, notamment N’zui Manto et Le Mfougou Officiel Secours, les parents de la jeune Joyce ont découvert des traces de sang importantes sur l’enfant au moment de son bain, au retour des cours.

  • La version de l’alerte : Les examens médicaux auraient conclu à une agression sexuelle ayant entraîné des traumatismes et des infections. Un certificat médico-légal daté du 26 mai 2026, émis par le Centre Médical d’Arrondissement (CMA) d’Odza et visible dans les documents en circulation, mentionne la présence d’une ecchymose, tout en faisant l’objet d’interprétations divergentes entre la famille et les enquêteurs quant à la qualification définitive des faits.
  • La position de l’établissement : Face au tollé numérique, la direction de GSB La Gloire Olympique a publié un communiqué officiel démentant catégoriquement ces accusations. L’administration qualifie les publications de « fausses informations ne reposant sur aucun fait réel » et assure qu’aucun incident de cette nature n’a pu se produire dans l’enceinte de l’école, mettant en avant son dispositif de caméras de surveillance (CCTV) et l’encadrement de son personnel.

Climat de tension sur le terrain et volet judiciaire

Sur le terrain, l’atmosphère demeure particulièrement lourde autour de l’infrastructure scolaire. Bien que les salles de classe soient fermées, la présence visible du fondateur et des équipes administratives témoigne de la crise interne qui secoue la structure. Les équipes de reportage locales rapportent un accueil frileux de la part des responsables de l’école, irrités par ce qu’ils qualifient de « lynchage médiatique » nuisant à la réputation de l’institution.

Sur le plan légal, la confrontation s’est déplacée devant les instances judiciaires :

  1. Enquête en cours : La Brigade de gendarmerie d’Odza a été saisie de l’affaire. Des sources internes indiquent, sous couvert d’anonymat, que de premières auditions ont déjà eu lieu pour faire la lumière sur le déroulement exact des événements.
  2. Plainte de l’école : S’estimant victime de diffamation et de propagation de fausses nouvelles, la direction de l’école a déposé une plainte officielle contre la famille de la fillette et les diffuseurs de l’alerte.

Un contexte social sensible

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large caractérisé par une sensibilité accrue de l’opinion publique camerounaise face aux violences faites aux mineurs. La récurrence des signalements d’abus sur les enfants ces derniers mois alimente la méfiance des parents et amplifie la résonance de tels dossiers sur les réseaux sociaux.

Les autorités locales et les enquêteurs de la gendarmerie appellent formellement à la retenue et au calme afin de laisser la procédure judiciaire suivre son cours, rappelant que seule l’issue des investigations permettra de déterminer les responsabilités de chacun dans ce dossier.

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