Cameroun : Le Commandant de brigade de Belo et un officier tués dans une attaque armée

BOYO, 12 juin 2026 (BCA) – Un double meurtre a frappé les rangs des forces de sécurité dans le Nord-Ouest du Cameroun ce jeudi 11 juin 2026. Le commandant de la brigade de gendarmerie de Belo, chef-lieu du département du Boyo, ainsi qu’un de ses subordonnés, ont été abattus au cours d’une attaque armée attribuée à des combattants séparatistes.

Selon les informations recueillies auprès de sources locales concordantes, les faits se sont déroulés en début d’après-midi à hauteur du carrefour dit « Belo Three Corners ». Une unité mobile de combattants séparatistes, dont le nombre n’a pas été précisé, a lancé une offensive coordonnée contre le poste de sécurité, prenant les éléments de garde par surprise.

Les assaillants ont réussi, lors de cet affrontement, à neutraliser les deux membres des forces de maintien de l’ordre avant de s’emparer de trois armes de service. Les auteurs de l’attaque se sont ensuite retirés vers leurs positions dans la zone forestière environnante, profitant de la topographie accidentée du département du Boyo.

Une zone sous haute tension

Cet incident ravive la crainte d’une escalade de la violence dans une localité déjà meurtrie par la crise anglophone, qui sévit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis plusieurs années. La ville de Belo, épicentre récurrent d’affrontements entre les forces de défense et de sécurité et les groupes armés sécessionnistes, est sous le coup d’une vive tension depuis la mi-journée.

Les habitants de la localité font état d’un déploiement accru de troupes au sol dans les heures ayant suivi l’attaque, suggérant une intensification prochaine des opérations de ratissage dans ce secteur sensible.

À l’heure actuelle, les autorités administratives et le commandement militaire n’ont pas émis de déclaration officielle confirmant le bilan humain ou les circonstances précises de l’opération.La situation demeure volatile dans le département du Boyo, où les mesures de sécurité ont été renforcées afin de prévenir tout nouveau débordement. Aucun groupe armé n’a, pour l’heure, revendiqué formellement cette attaque, bien que le mode opératoire soit assimilé par les observateurs locaux à ceux régulièrement observés dans le cadre du conflit en cours.

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