MEXICO, 12 juin 2026 (BCA) – Le stade Azteca a accueilli, ce 11 juin 2026, le match d’ouverture de la 23e édition de la Coupe du Monde de la FIFA, opposant le Mexique à l’Afrique du Sud. Si cet événement marque le début d’une compétition inédite réunissant 48 nations réparties en 12 groupes, le climat reste empreint d’une vive amertume au Cameroun, privé de cette fête mondiale.
Pour la troisième fois de son histoire, après les éditions de 1970 et 1986, le mythique stade Azteca a été le théâtre du match d’ouverture de ce tournoi, qui se déroulera jusqu’au 19 juillet prochain aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Cette confrontation entre le Mexique et les Bafana Bafana sud-africains résonne comme une revanche, seize ans après le match nul 1-1 entre ces deux mêmes formations lors de l’ouverture du Mondial 2010.
L’Afrique du Sud, l’une des dix nations représentant le continent africain, aborde ce tournoi avec l’ambition de répondre aux attentes d’un public africain toujours en quête d’un premier sacre mondial. L’ancienne légende du football camerounais, Roger Milla, exprime un certain optimisme face à l’élargissement de la compétition à 48 équipes, qui offre, selon lui, davantage d’opportunités aux nations africaines de se qualifier pour la phase à élimination directe via le classement des meilleurs troisièmes. Un parcours qui s’annonce toutefois ardu, au regard de tirages au sort plaçant les représentants africains face à des nations majeures : le Maroc affrontera le Brésil, le Sénégal sera opposé à la France, la Côte d’Ivoire défiera l’Allemagne, tandis que la RD Congo croisera le fer avec le Portugal.
Au Cameroun, l’absence des Lions indomptables demeure un sujet de profonde déception. Joseph Antoine Bell, ancien gardien de but de la sélection nationale, n’a pas caché son inquiétude face à cette absence, affirmant que cette réalité devrait inciter les responsables du football camerounais à reconnaître une « régression » du niveau national.
Intervenant sur la CRTV, l’ancien international s’est montré critique quant à la gestion actuelle : « Il faut arrêter de nous raconter qu’on est en reconstruction sans avoir jamais dit quand on a été détruits ». Tandis que le pays vit le tournoi à distance, le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o, a fait le déplacement au Mexique pour assister personnellement à cette cérémonie d’ouverture.



