MEXICO, 12 juin 2026 (BCA) – En marge des cérémonies d’ouverture de la Coupe du Monde au Mexique, la présence de l’ancien capitaine des Lions Indomptables, Samuel Eto’o, continue de susciter des commentaires nourris au Cameroun. Une récente publication sur ses réseaux sociaux, assortie du commentaire « Il faut assumer ! », est largement interprétée par les observateurs sportifs comme une pique adressée au gardien de but André Onana.
Cette sortie intervient plus d’un an après l’élimination prématurée du Cameroun lors des phases de qualification pour le tournoi mondial. Le 25 mars 2025, alors que les Lions Indomptables se préparaient à une échéance décisive face à la République Démocratique du Congo (RDC), le portier camerounais s’était publiquement engagé à porter la responsabilité d’un éventuel revers.
« Si ça se passe mal, il y a un seul responsable, c’est moi. J’assume mes responsabilités en tant que leader », avait déclaré André Onana à la presse, marquant ainsi son intention de se positionner comme le garant de la performance de l’équipe nationale.
La rencontre fatidique, soldée par une défaite du Cameroun (1-0) face à la RDC, avait scellé l’absence du pays à cette édition de la Coupe du Monde, privant la sélection d’un ticket qualificatif. À l’époque, la direction technique était assurée par Marc Bris.
Si le message de Samuel Eto’o ne mentionne explicitement aucun nom, le timing et la formulation ne laissent que peu de place au doute dans l’opinion publique camerounaise. Pour de nombreux analystes, cette « charge » numérique est perçue comme une remise en cause de la posture de leader qu’André Onana avait revendiquée avant l’échec de Kinshasa.
Du côté de l’entourage du joueur comme de celui de l’ex-président de la fédération, aucun commentaire officiel n’a été formulé pour clarifier la portée exacte de cette publication.
Cette nouvelle controverse, qui surgit alors que le monde du football a les yeux rivés sur le tournoi mexicain, souligne les cicatrices persistantes d’une campagne de qualification jugée décevante par les supporters et les instances sportives camerounaises. Elle relance également le débat récurrent sur la gestion des responsabilités au sein de la sélection nationale, une question qui, malgré le temps passé, semble loin d’être apaisée.



