Cameroun : Début du baccalauréat général dans la sérénité et sous haute surveillance

YAOUNDÉ, 26 mai 2026 (BI MÉDIA) – Les premières épreuves écrites du Baccalauréat de l’enseignement secondaire général francophone ont débuté le lundi 25 mai 2026 sur l’ensemble du territoire national camerounais. Organisé par l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC), cet examen décisif, qui marque la transition vers l’enseignement supérieur, mobilise cette année des dizaines de milliers de candidats issus des filières littéraires, scientifiques et technologiques (séries A, ABI, B, C, D, E, SH et TI). Les compositions, réparties dans des centaines de centres à travers le pays, se poursuivront jusqu’au samedi 30 mai.

Dans la capitale politique, Yaoundé, la mise en route du dispositif s’est opérée dès les premières heures de la matinée. Au sous-centre écrit du lycée de Ngousso Ngoulemekong, les opérations de contrôle des candidats se sont déroulées sous une vigilance renforcée avant l’accès aux salles, où la première épreuve a débuté conformément aux directives à 8h00. Un constat d’adhésion et de sérénité partagé au lycée d’Anguissa, où l’administration et le corps enseignant ont fait état d’un démarrage conforme aux protocoles réglementaires et d’un climat de confiance global parmi les élèves.

À Douala et dans la région du Littoral, qui concentre une part majeure des effectifs avec plus de 31 000 candidats inscrits, les autorités scolaires et les représentants de l’OBC ont mené des inspections de terrain, notamment au Collège Libermann, au Lycée bilingue de Logpom et au Lycée de Makepe. Selon Josepha Amougou, émissaire centrale de l’OBC, et Thamar Eboa, déléguée régionale des Enseignements secondaires, le matériel didactique et les plis sécurisés avaient été acheminés en amont, garantissant une organisation rigoureuse en dépit de quelques cas d’absence isolés recensés dans les listes d’émargement.

Le point sur la situation dans les autres régions administratives clés indique une tendance similaire de stabilisation et de fluidité opérationnelle :

  • Région de l’Extrême-Nord : Près de 12 000 candidats sont recensés. Une délégation mixte, conduite par le secrétaire général des services du gouverneur, Evariste Zoa Atangana, et le délégué régional, Yaya Souleymane, a inspecté les centres, dont le Collège Jacques de Bernon. Les rapports confirment une sécurité renforcée, une continuité de l’alimentation en énergie électrique et un taux d’absentéisme minime, principalement imputable à des raisons médicales fortuites.
  • Région du Sud-Ouest : Les données transmises par le chef d’antenne régional de l’OBC, Williams Ayuk Tabot, font état d’une assiduité intégrale. L’ensemble des 447 candidats inscrits a répondu présent dès le premier jour dans les quatre centres de la région (trois dans le département du Fako et un à Kumba). Malgré la situation sécuritaire qui prévaut depuis près de dix dans les régions anglophones du pays aucun incident ni tentative de fraude n’ont été signalés par les commissions de surveillance.
  • Région de l’Adamaoua : Les listes officielles affichent un effectif de 4 632 candidats en lice pour le précieux diplôme. Les autorités académiques locales y ont enregistré 30 absences lors de l’appel initial (14 filles et 16 garçons), alors que les forces de maintien de l’ordre et les surveillants restaient mobilisés pour sécuriser l’environnement des centres.

Le calendrier officiel de cette session 2026 prévoit une alternance d’épreuves fondamentales selon les orientations : la première journée a été consacrée à la langue française et à l’informatique pour les séries littéraires, tandis que les séries scientifiques ont abordé la philosophie, la langue française et l’informatique. Les administrations régionales ont réitéré leurs appels à la concentration des candidats, rappelant l’enjeu stratégique de ces diplômes pour le renouvellement des cadres techniques et intellectuels du pays.

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