Yaoundé : Deux arrestations après la diffusion d’une vidéo de sévices corporels dans un supermarché

YAOUNDÉ, 3 mai 2026 (BI MEDIA) — Une enquête judiciaire a été ouverte au Cameroun suite à la diffusion virale d’une vidéo montrant des actes de torture au sein du supermarché « Sino Mart », situé dans le quartier d’Elig-Edzoa à Yaoundé. Deux responsables de l’établissement ont été interpellés et placés en garde à vue.

Interpellations et premiers éléments de l’enquête

L’intervention des forces de sécurité, survenue ce dimanche, fait suite à des événements documentés le 2 mai aux environs de 18 heures. Les autorités ont procédé à l’arrestation de :

  • Yan Min, de nationalité chinoise, Président-Directeur Général de l’enseigne.
  • Lizina Tairama Justin, de nationalité tchadienne, agissant en qualité d’interprète au sein de la structure.

Selon des sources proches de l’enquête, les investigations visent à déterminer le degré de responsabilité et de complicité des dirigeants dans les sévices infligés à un usager au sein de leurs locaux.

Des traitements « inhumains et dégradants »

La victime a été formellement identifiée comme étant Ombe Boya Arnaud LaPatience. Les images, qui ont suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux, montrent l’homme subissant des châtiments corporels violents à coups de fouet.

Les premiers éléments recueillis indiquent que l’auteur présumé des coups serait un militaire qui assurait la garde de l’établissement au moment des faits. Ce dernier fait l’objet d’une procédure d’identification par les services compétents.

Réactions et cadre juridique

Ces actes sont déjà qualifiés de « traitements inhumains et dégradants portant gravement atteinte à la dignité humaine ». Outre l’auteur des coups, les enquêteurs s’intéressent également aux personnes présentes sur les lieux, dont le tortionnaire présumé, filmé sur la scène. Si son identité n’est pas encore révélée, certaines sources le présentent déjà comme un homme en tenue.

« L’ouverture de cette enquête doit permettre d’établir l’entièreté des responsabilités, tant sur le plan de l’exécution matérielle des faits que sur celui de l’organisation de la sécurité au sein de l’établissement », précise une source sécuritaire.

L’affaire, qui intervient dans un contexte de sensibilité accrue sur les droits des travailleurs et des usagers dans le secteur du commerce de détail, est suivie de près par l’opinion publique camerounaise. Le supermarché Sino Mart n’a, pour l’heure, pas fait de déclaration officielle.

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