Axe Ngaoundéré-Garoua : Accélération des travaux préparatoires sur le tronçon Ouro André-Pont sur la Bénoué

YAOUNDÉ, le 04 mai 2026 — Le chantier de reconstruction de la route nationale reliant Ngaoundéré à Garoua franchit une étape décisive. Sur le lot 5, long de 56 km et reliant l’entrée du village Ouro André au pont sur la Bénoué, les travaux préparatoires et l’installation des unités de production s’intensifient, selon les dernières données de terrain recueillies ce lundi.

Finalisation de la base logistique et des levés techniques

L’aménagement de la base vie, centre névralgique du projet, affiche une progression significative. Si la clôture du site est désormais achevée, les équipes s’attellent actuellement aux travaux de peinture ainsi qu’à l’aménagement des voiries et réseaux divers (VRD). Parallèlement, la construction des bâtiments administratifs et des logements destinés au personnel technique se poursuit conformément au calendrier.

Sur le plan technique, la phase de reconnaissance topographique a franchi un palier majeur : le piquetage et les levés sont intégralement terminés sur l’ensemble du linéaire, du point kilométrique (PK) 0 au PK 56. L’implantation des bornes géodésiques et de la polygonale principale est également finalisée, garantissant la précision géométrique des futurs travaux de terrassement.

Déploiement industriel et études hydrauliques

L’aspect industriel du projet se concrétise avec l’installation de la centrale de concassage. Les opérations de fouilles, la construction des fondations et la fabrication des parpaings nécessaires à cette unité de production sont en cours. Le site de la carrière et celui de la centrale à béton ont été délimités, tandis que des essais d’identification de la roche sont menés à Babla II (PK 48) pour s’assurer de la qualité des matériaux locaux.

Sur le volet hydrologique, le rapport d’études détaillant le dimensionnement des ouvrages d’art a été transmis au Maître d’Ouvrage. Ce dernier a formulé des observations techniques visant à optimiser la résistance des infrastructures face aux contraintes hydrauliques de la zone, particulièrement à l’approche de la Bénoué.

Cette phase de mobilisation, bien qu’invisible pour l’automobiliste en termes de bitume, constitue le socle indispensable à la durabilité de cette infrastructure stratégique pour le désenclavement et les échanges commerciaux dans la partie septentrionale du pays.

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