YAOUNDÉ, le 04 mai 2026 ( BI MÉDIA) — Dans une mise au point ferme diffusée ce lundi, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, a rappelé l’obligation stricte pour les employeurs de respecter la dignité de leurs collaborateurs. Cette sortie officielle intervient dans un contexte de régulation des rapports de force au sein du milieu professionnel camerounais.
Par voie de communiqué, le membre du gouvernement a tenu à lever toute ambiguïté sur les limites du pouvoir disciplinaire et managérial. « Nul employeur, sous quelque prétexte que ce soit, ne saurait se substituer à la loi », a martelé le ministre Owona.
Cette déclaration s’inscrit dans une volonté de réaffirmer le cadre légal qui régit le Code du travail, interdisant toute initiative privée qui s’écarterait des procédures légales de sanction ou de gestion du personnel.
La lutte contre les traitements dégradants
Au-delà du respect des procédures administratives, le ministre a mis l’accent sur la protection de l’intégrité physique et morale des travailleurs. Le communiqué condamne sans réserve le recours à des pratiques qualifiées d’« inhumaines, dégradantes ou humiliantes » dans le cadre des relations professionnelles.
Bien que le communiqué ne mentionne aucun incident particulier, la solennité de ce rappel à l’ordre s’inscrit dans un contexte de vive émotion nationale, après la diffusion virale d’une vidéo montrant un individu brutalisé au sein d’un établissement de commerce identifié comme une enseigne chinoise. Le ministère réitère ainsi que le lien de subordination, inhérent au contrat de travail, ne saurait en aucun cas justifier des atteintes aux droits fondamentaux de la personne humaine.



